13 sept. 2017

Karottenkuchen


La rentrée des classes, c’est fait! Dans la rubrique Lost & Found, on dénombre déjà 2 baskets oubliées, une autre paire véritablement évaporée et une carte de cantine qui refuse obstinément de se montrer. Tout cela au bout de seulement 10 jours!!!
Dans cette période de rentrée à vitesse TGV, il faudra caser réunions de rentrée à l’école, rendez-vous  médicaux, inscriptions aux activités extra-scolaires sans oublier les anniversaires des 3 enfants!!! 
Mais il faut positiver, cette année pas de déménagement, déjà la quasi-routine, le train-train du quotidien. L’agréable sensation d’être plus efficace et de pouvoir apprécier les petits moments de chaque journée... comme de préparer un gâteau à l’heure du goûter!
A propos de gâteau, je vous propose aujourd’hui une recette de gâteau aux carottes qui annonce les prémices de l’automne. Comme le Carrot cake dans les pays anglo-saxons, le Karottenkuchen (aussi appelé Rüblikuchen ou Möhrenkuchen) est un classique dans les pâtisseries en Allemagne.
Pour Cocobello, l’intérêt principal du carrot cake réside dans son glaçage au fromage frais. Bretzel Jr apprécie le Karrotenkuchen sans glaçage mais fait volontiers un sort aux carottes en pâte d’amandes. Lillifee, elle, se réserve une part de gâteau aux carottes pour le petit déjeuner, bref c’est selon les goûts de chacun.
Cette recette de gâteau aux carottes ne contient pas farine de blé. Celle-ci est remplacée par des flocons d’avoine, de la poudre d’amande et de la Maizena. Bonne dégustation et surtout viel Spaβ !

Pour le gâteau aux carottes
180 g de carottes râpées
3 œufs
5 cl de lait
1 cl d’huile végétale
180 g de sucre
1 sachet de sucre vanillé
100 g de flocons d’avoine
50g de maizena
50g de poudre d’amande
½ sachet de levure
2 c.c de cannelle
1 pincée de sel

Pour le glaçage
60 g de beurre
150 g de cream cheese
80 g de sucre glace

Pour la décoration
Quelques carottes en massepain

Préchauffez le four therm.6 (180°). Beurrez et farinez un moule rond à charnière. Mélangez les œufs avec les sucres au fouet puis ajoutez le lait et l’huile. Mélangez les  ingrédients secs (flocons d’avoine, maizena, amandes en poudre, levure, cannelle et sel) puis ajoutez à la première préparation. Incorporez les carottes en remuant. Versez la pâte dans le moule et mettez au four pendant 45 minutes à 50 minutes. La pointe d’un couteau doit ressortir sèche. Laissez refroidir puis démoulez.
Mélangez le cream cheese, le beurre et le sucre glace. La préparation doit être lisse. Recouvrez le gâteau avec le glaçage, décorez de quelques carottes en pâte d’amande et laissez refroidir au frigo.

Mon grain de sel
Vous voulez d’autres gâteau aux légumes? Je vous propose de tester mon gâteau au chocolat et aux pois chiches.

Mémo en V.O. : carottes en pâte d’amande- die Marzipan Rübli

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4 sept. 2017

5 recettes pour la rentrée

Mon cadeau pour vous en cette semaine de rentrée : 5 recettes équilibrées, rapides et faciles à préparer. 
Vous le connaissez ce sentiment : courir après le temps, passer en coup de vent au supermarché, en panne de stock ou en panne d’idée, des ados qui ont faim du matin au soir. Et je ne vous parle même pas de cette fameuse charge mentale!
Alors pour vous faciliter la vie en cette période agitée qu’est la rentrée des classes, je vous propose 5 recettes qui ont fait leurs preuves. Des recettes piochées dans les archives du blog Bretzel & Café Crème, des recettes testées et approuvées par la famille Bretzel.
Féculents, légumes, quiche, salade et même sandwich, il y en a pour tous les goûts et tous les appétits. En accompagnement, une crudité, yaourt ou compote en dessert, le tour est joué. Bonne journée et surtout viel Spaβ !

Lundi
Tellement facile que les petits mettent la main à la pâte aussi!
Mardi
Des pâtes, des pâtes, oui mais des spaghetti!
Mercredi
La douceur chocolatée à l’heure du goûter
Jeudi
Et si l'Abendbrot devenait un rituel? 
Vendredi
Une salade composée, complètement  automnale

Mon grain de sel
Le week end prochain, ralentissez le rythme et profitez d’une journée à ne rien faire (ou presque). Pour mettre en pratique, je vous propose cette recette d’épaule d’agneau confite qui va prendre son temps et cuire tout doucement...

Mémo en V.O. : lentement - langsam

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2 sept. 2017

La famille Bretzel en Belgique

Après l’Angleterre, retour sur le continent pour la suite et la fin des vacances face à la mer sur la côte belge. Nous avons des tonnes de souvenirs avec Lillifee et Cocobello bébés en Belgique. Lors de nos trois années passées à Lille, nous avons exploré la côte belge en compagnie des jumeaux, harnachés dans leur poussette double, de La Panne à Knokke en passant par Ostende. Mais aujourd’hui, c’est à Nieuwpoort que nous retournons. 
Et sachez-le, il y a au moins 5 vraies bonnes raisons d’aller passer ses vacances en Belgique!

Les moules frites
Les croquettes de crevettes (et le persil frit)
La dame blanche
La bière blanche
sans oublier la gaufre de Liège!

L'été 2017 touche à sa fin. Me voici de retour à Paris et heureuse de l'être. Après avoir fait le plein d’inspiration, l’envie de retrouver son chez-soi et d’améliorer son quotidien se fait sentir. En préparation, de nouvelles recettes et de nouveaux projets dont je vous reparlerai...
Bonne journée et surtout viel Spaβ !

Mon grain de sel
Allez c’est parti pour le marathon de la rentrée. Je vous laisse gérer les derniers préparatifs pour lundi...

Mémo en V.O. : crevette - die Garnele

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30 août 2017

Vacances d’été à Londres

Après une semaine autrichienne très sereine, direction Londres en Eurostar. Dépaysement total pour nos trois bavarois...

Enceinte de Lillifee et Cocobello lors de mon dernier séjour londonien, de l'eau a coulé sous les ponts depuis. Les travaux et les constructions modernes ont changé la physionomie de cette ville qui m’est devenue complètement étrangère. Il y a du monde partout. La ville est en pleine effervescence et les pubs bondés en fin de journée même en plein mois d’août. Quel changement pour les montagnards à peine descendus de leurs alpages! 
Nous avons élu domicile dans l'agréable quartier de Bloomsberry
Incontourbables touristiques… Big Ben, Trafalgar Square, relève de la garde
Le musée de Madame Tussaud
Passage obligé chez Kate Kidson, Fortnum & Mason et bien sûr la boutique Liberty
Visite des studios Harry Potter pour Bretzel Jr grand fan des films... les grands ont apprécié  aussi!

Côté food, nous avons survolé les continents avec en vrac : 
le Afternoon Tea chez Bea’s of Bloomsberry, la Steak house Steak & Co à South Kensington, l’indien Salaam Namaste à Bloomsberry, la cuisine asiatique de Wagamama ...
le restaurant coréen Kimchee à Holborn
la Taqueria à Notting Hill 
un drink au Scarf, le bar de l’hôtel Rosewood 

Et même un restaurant italien du nom de Zizzi, évidement cela nous a fait gloussé:)

Suite et fin de nos aventures dans le prochain billet. Cette fois, direction la mer… Bonne journée et surtout viel Spaβ !

Mon grain de sel
Une journée au vert dans Hyde Park fut sans conteste le hit du séjour dans ce parc qui n’est pas sans rappeler l’Englischer Garten à Munich.

Mémo en V.O. : la cuisine indienne - die indische Küche

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26 août 2017

Vacances d’été en Autriche

Bonjour les gens* 
*expression utilisée par Lillifee pendant tout l'été pour s'adresser à nous
Bien contente de vous retrouver avant d'aborder le marathon de la rentrée. Pour prolonger l’ambiance des vacances, que diriez-vous de parcourir ensemble l'album-photos de notre été 2017? 
Aujourd'hui, le remake de la Mélodie du bonheur dans les montagnes autrichiennes...

La Bavière, première étape de notre périple germanique 
Puis Vienne en mode revival au MuseumsQuartier
Et enfin le Tyrol, "posey"... ou presque
 Cocobello se rafraichit les idées
Bretzel Jr cavale dans les prairies
Lillifee prend son envol vers les sommets
Sinon, repos, rando… et Spritz avec vue 
Au milieu des prairies vertes, des chalets en bois parfaitement entretenus et des balcons somptueusement fleuris. Mais au-delà de ces paysages façon carte postale, ces montagnes autrichiennes ont une place à part dans notre coeur car elles ont vu grandir les enfants lorsque nous habitions à Munich. Désormais, l'Autriche est loin.  Ces vacances se méritent d'autant plus et chaque  moment passé là-bas est apprécié à sa juste valeur.
Rien de plus reposant que la montagne en été. Chaque jour marcher, monter, grimper sans penser à rien qu’aux paysages qui nous attendent à l’arrivée. Des vacances qui vident complètement la tête. 
Rendez-vous pour la suite de l'album-photos été 2017 avec un billet so british et une ambiance beaucoup plus citadine... En attendant, bonne journée et surtout viel Spaβ !

Mon grain de sel
Notre Top 10 des spécialités  dégustées en Allemagne et en Autriche : Leberkäsesemmel, Saucissse blanche, Bretzel, Kaiserschmarren, Germknödel, Käsekrainer, Tafelspitz, Wienerschnitzel, Sachertorte sans oublier les délicieux Marillenknödel de Sonja...

Mémo en V.O. : faire une randonnée - wandern

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18 juil. 2017

Bretzel Family - Bilan de notre 1ère année à Paris


L’approche de la pause estivale, voilà le moment idéal pour faire le bilan tant attendu de cette première année en France. En effet, vous avez été nombreux à me demander quel effet cela faisait de rentrer (à Paris de surcroît) après 10 années à l’étranger. 
Pour les trois enfants, le bilan est positif. Leur nouvelle école, je la trouve formidable car à l’écoute et bienveillante envers les jeunes quelles que soient leurs difficultés. Ce n’est pas toujours ce à quoi nous avions été habitués… Et il faut reconnaitre à Lillifee, Cocobello et Bretzel Jr d’incroyables capacités d’adaptation. Ils se sont faits de nouveaux amis et ont trouvé leur place dans leur club sportif respectif. En revanche, si vous croisez Bretzel Jr, évitez de lui parler du PSG qu’il se refuse absolument à supporter (FC Bayern Fan für immer).
De mon côté, je me suis souvent sentie décalée et à côté de la plaque cette année, même si de l’extérieur, ça ne se voit pas. Je ne rentre plus dans les cases. Je ne suis pas salariée à temps plein. Je n’ai pas de nounou. Je ne suis pas au fait des marques parisiennes. Je ne suis toujours pas habituée aux invitations à diner à 21 heures (l’heure où je commence à envisager mon lit avec le plus grand bonheur). Et la circulation où voitures, 2 roues et piétons se disputent la palme du grand n’importe quoi m'affole. Oui mais j’aime Paris, j'aime la vie à Paris et surtout l’énergie que cette ville me procure. Et puis il y a un avantage à ne plus habiter en Allemagne, c’est que tu y retournes pour les vacances!

Dernière semaine à Paris avant les grandes grandes vacances. Me voilà 4 jours sans enfant. C’est peut être un détail pour vous mais pour moi, ça veut dire beaucoup… Inutile de préciser que j’ai une liste longue comme le bras de projets à finaliser avant d’aller récupérer les enfants à Munich le week end prochain mais la motivation est là. Au programme, Munich, Vienne, le Tyrol, puis Londres et la côte belge avant le retour sur Paris. Voilà un périple aux 4 coins de l’Europe qui n’est pas fait pour me déplaire… Et vous, quels sont vos projets pour l’été?
Bonne journée et surtout viel Spaβ !

Mon grain de sel
Je vous souhaite un excellent été et vous retrouverai avec le plus vif plaisir à la rentrée. En attendant, vous pourrez suivre nos aventures estivales sur Facebook et Instagram.

Mémo en V.O. : pause estivale - die Sommerpause

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28 juin 2017

Tarte rustique aux myrtilles


Notre premier passage à l’été en France depuis des années. Je retrouve le bonheur des fruits de saison à profusion sur les étals du marché dans notre quartier. Mais ensuite, ils restent dans la corbeille à fruits car les enfants ne pensent pas à les manger. Alors je les prépare en compotes, en salades de fruits et bien sûr en tartes. Aujourd’hui, une tarte rustique aux myrtilles confectionnée avec une pâte aux flocons d’avoines, de la poudre d’amandes pour absorber l’excès de jus et bien sûr des myrtilles. Voilà votre dessert pour les grandes tablées de l’été. Et vous pourrez décliner cette recette avec bon nombre de fruits de saison. Bonne journée et surtout viel Spaβ !

Pour la pâte
200 g de farine
50 g de flocons d’avoine
100 ml d’huile d’olive
100 ml d’eau chaude

Pour la garniture
8 c.s de poudre d’amandes
500 g de myrtilles 
80 g de sucre
2 c.s de citron
2 c.s de Maizena

Préparez la pâte en mélangeant la farine, les flocons d’avoine, l’huile et l’eau jusqu’à formation d’une boule. Préchauffez le four therm.7 (200°).  Rincez et égouttez les myrtilles. Mélangez dans un bol les fruits avec le sucre, le citron et la maïzena. Etalez la pâte entre deux feuilles de papier sulfurisé et disposez-la sur une plaque allant au four. Saupoudrez la pâte de poudre d’amandes. Disposez les fruits sur la poudre d’amande. Repliez les bords de la pâte sur les fruits. Enfournez pour 30 minutes. Laissez tiédir avant de déguster nature. Vous pourrez également accompagner cette tarte rustique aux myrtilles d’une boule de glace à la vanille.

Mon grain de sel

Mémo en V.O. : corbeille de fruits - der Obstkorb

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23 juin 2017

Arme Ritter, le pain perdu allemand


Les américains ont le French Toast, les français ont le Pain Perdu… et les allemands ont le Arme Ritter. Gerhard Weber, le patron du Stube, nous en parlait d’ailleurs dans son interview sur le blog la semaine dernière. Dans tous les cas, une recette bon marché et néanmoins très gourmande. La recette allemande se prépare avec du pain blanc ou du pain semi-complet rassis mais des toast ou des tranches un peu épaisses de brioche s’y prêtent bien également. En voilà une bonne idée pour le brunch de ce week end! 
Bonne journée les gourmands et surtout viel Spaβ !

300 ml de lait
2 oeufs
40 g de sucre
1 sachet de sucre vanillé
6 tranches de brioche
50 g de beurre
amandes effilées pour décorer

Mélangez le lait, les oeufs, le sucre et le sucre vanillé. Déposez les tranches de brioche dans un plat et arrosez avec la préparation. Retournez les tranches à l’aise d’une spatule et attendez que le liquide soit absorbé. Faites fondre le beurre dans la poêle et mettez les tranches de brioche à dorer 4 minutes de chaque côté. Pendant ce temps, faites revenir dans une petite poêle sans matière grasse les amandes effilées. Servez les tranches de brioche encore chaudes sur une assiette, saupoudrez de sucre glace et d’amandes d’effilées.

Mon grain de sel
Vous pourrez accompagner votre Armer Ritter de compote de fruits ou de cette fameuse sauce vanille dont vous retrouverez la recette ici

Mémo en V.O. : pain rassis - altbackenes Brot

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16 juin 2017

Portrait franco-allemand / Gerhard Weber, chef du Stube

Photographie Florence Reynaud

Retour de la rubrique Interview sur Bretzel & Café Crème avec une nouvelle série de portraits franco-allemands.
Gerhard Weber, en France depuis 30 ans, et chef du restaurant allemand Le Stube à Paris nous a ouvert les portes de son établissement rue de Richelieu. Une clientèle d’habitués et de touristes se presse dans son restaurant, tant pour ses spécialités germaniques que pour son accueil chaleureux. Rencontre avec un artisan au grand cœur qui aime faire découvrir sa culture et son pays au travers de sa cuisine... Bonne lecture à tous et viel Spaβ !

Bonjour Gerhard. D’où venez-vous en Allemagne ?
Gerhard Weber : Je suis originaire de Sachsenberg, un village de 1000 habitants dans la belle région de la Hesse, au nord de Francfort. C’est une région agricole au climat relativement rude et aux paysages variés. J’aime y faire de grandes balades au milieu des forêts, de la campagne, des pâturages avec des vues imprenables sur les collines. Dans ce village, la boulangerie familiale Weber transmise, agrandie et modernisée de génération en génération est toujours en activité, dirigée par mon frère.

Quels sont vos premiers souvenirs en cuisine ?
Gerhard Weber : J’ai eu mes premiers vêtements de boulanger alors que je savais à peine marcher et il me fallait un tabouret pour atteindre le plan de travail mais quelle fierté de se lever au milieu de la nuit pour accompagner mon père au laboratoire. Mes premiers souvenirs sont associés au toucher, au pétrissage de la pâte et puis les odeurs… celle des viennoiseries encore chaudes et garnies de gelée d’abricot ou celle si caractéristique du pain de seigle à peine sorti du four.

Comment êtes-vous arrivé en France ?
Gerhard Weber : Après mon apprentissage en boulangerie de 16 à 18 ans dans la petite ville de Korbach et quelques mois dans la boulangerie familiale, je suis parti faire de la pâtisserie d’abord à Bonn (à l’époque capitale de l’Allemagne) puis à Dusseldorf chez Bittner, une pâtisserie très renommée. Connaissant mon goût pour la France, mes collègues m’ont montré une annonce parue dans un journal professionnel pour un poste à la Pâtisserie viennoise à Paris dans le 17ème arrondissement. Je suis arrivé en France en juillet 1986 pour un CDD de 6 mois.

Ce qui vous a surpris en arrivant en France ?
Gerhard Weber : Lorsque je suis arrivé à Paris, j’ai été surpris et séduit par le côté cosmopolite de la ville, cette sensation de pouvoir faire le tour du monde en une journée en restant au même endroit.

Pourquoi êtes-vous resté en France ?
Gerhard Weber : Il y avait une place à prendre dans cette affaire familiale et puis j’ai rencontré la fille de la maison, Sylvie, alors gestionnaire de l’établissement… qui est devenue ma femme. Nous avons repris le flambeau de la Pâtisserie Viennoise avant de créer une nouvelle enseigne, le Stübli, qui est vite devenu un lieu incontournable pour les amoureux de la gastronomie allemande. En 2008, nous avons cédé le Stübli et après une année sabbatique, nous avons créé un nouveau concept de gastronomie franco-allemande, le Stube installé depuis 2010 dans le 1er arrondissement à Paris.

Avez-vous eu un mentor en cuisine ? Un ouvrage de référence ?
Gerhard Weber : La période de l’apprentissage n’a pas été tendre pour moi mais j’ai appris avec chacun et je continue à apprendre encore aujourd’hui. Un geste, une attitude, l’apprentissage des techniques traditionnelles, en regardant par-dessus l’épaule des chefs des bonnes maisons parisiennes où j’effectuais les livraisons pour le compte de la pâtisserie viennoise. Mon expérience, je la dois à la somme de toutes ces rencontres franco- allemandes.
Avant de quitter l’Allemagne, j’ai reçu en cadeau un livre de cuisine de Gaston Lenôtre. Je l’ai beaucoup feuilleté… mais je n’ai jamais suivi une recette à la lettre !

Vos sources d’inspiration ? Comment créez-vous une nouvelle recette ?
Gerhard Weber : L’inspiration vient en me promenant, en goûtant, en essayant. Mon approche de la cuisine d’Europe centrale est faite d’amitiés franco-russes, de rencontres et de voyages ciblés à Vienne ou à Prague pour voir ce qui s’y passe. Tous les voyages sont source d’inspiration et me donnent de nouvelles idées. Lorsque que je crée une recette en pâtisserie, je note mes essais dans un petit cahier. Il s’agit d’une trame, ensuite je raye, je gribouille, j’annote. Et je conserve précieusement mes carnets que je ressors plus tard pour les consulter.

Quel est votre plat fétiche ?
Gerhard Weber : Ma madeleine de Proust, c’est le Armer Ritter (pain perdu en allemand) que nous préparait ma maman le mercredi midi. Ce jour-là, le déjeuner était sucré, c’était la tradition. Du pain trempé dans du lait et de l’œuf, pané puis revenu à la poêle. Accompagné d’un sabayon, c’est tout simplement divin ! Je suis également un grand fan de la pomme de terre sous toutes ses formes. Je vous conseille de gouter des pommes de terre cuites en croûte de sel et accompagnées de fromage blanc, c’est délicieux.

Une bonne adresse à Paris ?
Gerhard Weber : Nous sortons rarement au restaurant car nous apprécions de nous retrouver chez nous à la maison. Mais ce que nous aimons à Paris, c’est l’ambiance d’une brasserie ou d’un bistrot, proposant de bons produits et de la cuisine traditionnelle. J’aime bien allez chez Georges rue du Mail.

Le Stube, une ambassade culinaire ?
Gerhard Weber : En fait, il y a différentes clientèles au Stube en fonction des jours et des heures. Certains arrivent grâce au bouche à oreille, d’autres nous découvrent via les réseaux sociaux. Et les habitués du quartier se mêlent aux touristes qui, appréciant l’ambiance et la cuisine allemande, en font leur cantine le temps de leur séjour. Je propose une cuisine simple, préparée avec des ingrédients de qualité. Mon objectif est de rendre la cuisine allemande accessible et cela fonctionne, les gens ne restent pas indifférents. Un touriste m’a fait ce compliment dernièrement : « Je ne savais pas qu’on mangeait si bien en Allemagne ! »

Votre german touch ?
Gerhard Weber : Contrairement aux clichés, je ne suis pas l’exemple même de la rigueur allemande. Mais j’attache beaucoup d’importance au respect envers autrui, à l’ouverture et au sens de l’accueil. En voiture, je suis discipliné…même si j’oublie parfois les limitations de vitesse sur l’autoroute !

Votre mot préféré en allemand ?
Gerhard Weber : gemütlich. J’ai beau cherché, il n’y a pas d’équivalent en français.

Plutôt voiture ou vélo ?
Gerhard Weber : Ni voiture, ni vélo. J’adore marcher dans Paris.

Plutôt bière ou vin ?
Gerhard Weber : J’apprécie de boire une bière pendant la journée et de déguster un bon vin en soirée. J’ai appris à connaitre et à apprécier les vins depuis que j’habite en France.

Quel est votre rythme en semaine ?
Gerhard Weber : En semaine mais aussi le samedi, je suis debout de bonne heure, de très bonne heure même, autour de 4h45. Le soir, je tache d’être rentré à la maison à l’heure du diner. Cependant, chaque journée est différente et le rythme est donné par le travail.

Quel est votre rythme le week end ?
Gerhard Weber : Le week end, je me lève de bonne heure pour profiter du calme et je joue du piano. Ma journée est faite de plaisirs simples : promenade avec les chiens, un petit tour à la boulangerie où je croise les voisins. Après un déjeuner, l’après-midi s’articule entre rangement et jardinage. Le dimanche soir, nous dinons de bonne heure en famille.

Etes-vous connecté ?
Gerhard Weber : Le soir, j’utilise la tablette pour prendre connaissance des informations et pour écouter de la musique. Je me balade sur le net, casque vissé sur la tête, pour trouver des sons qui me font vibrer.

Un secret non avoué…mais avouable J ?
Gerhard Weber : Avec la musique, nous abordons un sujet sensible et un univers très personnel, univers que je partage avec les membres de ma famille. La musique provoque en moi l’évasion mais également l’émotion. La musique que je joue au piano le matin reflète complètement mon humeur. J’aime la musique classique mais j’apprécie également la musique électronique et synthétique, qui vient souvent d’Allemagne.

Et pour conclure ?
Gerhard Weber : Je suis et reste un allemand. Mais un allemand à l’aise au sein de la société française, un allemand baigné et imprégné de la culture de ce pays qui est le mien depuis 30 ans.

Mon grain de sel
La prochaine fois que vous allez au Stube, dites à Gerhard que vous venez de ma part…

Mémo en V.O. :  pain de seigle - das Roggenbrot

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